À l’ESAT Mont Joly de l’association Aller plus haut, 6 travailleurs en situation de handicap viennent renforcer l’atelier ski en redonnant vie à des équipements initialement destinés à être jetés.
Chaque semaine, l’équipe commence par se rendre à la déchetterie de Gilly-sur-Isère, où sont récupérés skis et snowboards provenant de particuliers ou de magasins, souvent considérés comme inutilisables. Les travailleurs examinent attentivement chaque paire de skis afin d’évaluer son état et de repérer celles qui pourront être réemployées.
De retour à l’atelier, les skis sont nettoyés, contrôlés et ajustés, notamment au niveau des fixations, afin d’assurer leur bon fonctionnement. Les imperfections de la semelle sont ensuite réparées à l’aide de machines spécifiques, puis poncées pour garantir une bonne qualité de glisse. Si nécessaire, les réparations sont reprises jusqu’à obtenir un résultat satisfaisant.
Enfin, chaque paire fait l’objet d’une vérification complète assurant une utilisation en toute sécurité. Ainsi, au fil des étapes, un matériel d’abord jugé inutilisable retrouve une seconde vie grâce à un travail technique qui s’inscrit dans une démarche d’économie circulaire.
En partenariat avec l’entreprise Freegliss, les travailleurs bénéficient d’une formation approfondie assurée par Jean-François Brussier. Il intervient quotidiennement depuis maintenant deux ans auprès des travailleurs afin de les former aux différentes techniques et à l’utilisation des outils et machines spécifiques.
Les travailleurs développent ainsi de véritables compétences professionnelles en se formant aux techniques d’entretien du matériel de ski, tout en apprenant à utiliser des machines et des outils spécialisés. Parallèlement, ils intègrent les règles de sécurité indispensables à la manipulation de ces équipements.
Pour Quentin Bourguignon, travailleur à l’ESAT, « Cet atelier m’apporte beaucoup de motivation et me donne envie de me lever le matin pour venir travailler. Grâce aux compétences que j’ai acquises ici, cela m’a également ouvert des portes pour aller en détachement une fois par semaine en milieu ordinaire. »
Fier d’avoir pu accompagner les travailleurs dans la création de ce nouvel atelier, qui fonctionne désormais toute l’année, l’ESAT recherche à présent des aides financières afin d’acquérir de nouvelles machines.